Reprenons l’avion ! Partie 3.

Me voici de retour avec le troisième chapitre de cette petite série d’articles autour de l’avion. Pour ceux ayant manqué les premiers articles, voici celui expliquant le stage que j’ai effectué contre la peur de l’avion, et celui que j’ai écrit suite à mon premier vol post-stage.

9 MOIS SANS AVION

Lors de mon stage, on nous avait dit que pour maintenir la progression de la perte de notre phobie de l’avion, il était important de le prendre souvent (tous les deux / trois mois). Sauf que cela coûte de l’argent, prend du temps, et vu ce que rejette en pollution un avion on ne va pas le prendre juste pour un aller-retour.

C’est ainsi que 9 mois sont passés depuis mon dernier vol Londres-Paris. Cependant, l’idée de reprendre l’avion ne me faisait pas peur, les derniers vols s’étant bien déroulés. C’est ainsi que des vacances à l’étranger ont pu s’envisager. J’ai préféré rester sur un vol court pour être quasi sûre que cela se passe bien, et ne pas me lancer dans un vol de 10H.

Nous avons prévu ce voyage peu de temps avant de partir, et j’avais pas mal de travail avant d’y aller, donc peu de temps pour trop cogiter sur le vol. Partant avec quelqu’un en qui j’avais confiance, je n’ai pas trop appréhendé le vol, à part un chouïa la veille mais j’avais eu une semaine assez stressante et cela a dû jouer dessus.

Comme nous avions seulement des bagages cabines nous sommes arrivés assez tard à l’aéroport, et donc nous n’y sommes pas restés longtemps. Contrairement à mon dernier voyage, où le fait d’être dans un immense aéroport m’avait un peu stressée, je n’ai cette fois ressenti aucun stress tant à Orly qu’à Olbia, j’ai même fait une micro sieste avant de repartir dans la salle d’embarquement, autant dire que j’étais bien sereine.

PRET AU DECOLAGE

Au moment de décoller j’ai eu une rapide crainte du “est-ce-que ça va bien se passer ?”, et finalement le vol aller, comme le vol retour se sont super bien passés !

La dernière fois, j’avais eu besoin de faire des exercices de math afin de maintenir en éveil le cortex, et de ne pas avoir dix miles peurs se former.

Ces fois-ci, j’ai lu un magazine de l’avion à l’aller, et au retour on a regardé une série, chose qui n’était pas pensable avant. (Pour rappel, lorsqu’on lit ou regarde une série, notre cortex n’est pas sollicité, hors c’est lui qui nous permet d’avoir un raisonnement logique et ne pas se dire “Oh il y a eu un bruit, on va se crasher !” qui est une réaction causée par le cerveau “des émotions” et encore plus accentuée lorsque le cortex n’est pas sollicité).

La progression a été assez surprenante. J’ai même regardé plusieurs fois par le hublot en plein vol. Bon, je n’étais pas assise à côté, ça c’est une prochaine étape !

La recette miracle est un laisser-aller total je pense. Les pilotes sont des professionnels ils savent ce qu’ils font, le commandant de bord avait l’air super sympa (chose ultra importante ahah), je les ai laissé gérer tout ça pour moi sans me dire” c’est bizarre ce bruit, hum il y a une aile qui bouge vachement…”. J’avais hâte d’être en vacances, de découvrir La Sardaigne, et ainsi j’avais l’esprit tranquille et serein. Le fait qu’on me tienne la main pendant le vol m’a permis d’être plus sereine je pense, car je savais que je n’étais pas toute seule. De même, on m’a juste demandé une ou deux fois si ça allait, si je ne stressais pas trop, sans développer plus le sujet. C’est le comportement idéal à avoir quand on accompagne quelqu’un qui a, ou, a eu peur de l’avion, il ne faut pas parler trop du sujet au risque de faire naître un stress. Le fait de demander comment ça va permet de jauger l’état du stress si il y a, et ensuite agir en conséquence. N’étant pas plus stressée que ça, ne pas en parler plus était le meilleur choix pour profiter du vol.

Les vols auraient pu durer plus longtemps sans problème !

(c) Pauline PINOT

BILAN

Je ressens vraiment que le stage a eu un impact sur ma peur qui n’existe quasi plus. Bien que j’aurais sûrement une petite appréhension avant chaque vol, je sais que progressivement cette appréhension disparaitra, comme mon appréhension en vol qui a quasiment totalement disparue sur les derniers vols. Maintenant je vais quand même aller progressivement dans les heures de vol, pour ne pas brusquer mon évolution au risque de créer une nouvelle peur, mais je me sens de le prendre plus longtemps que 2h ! Et si on me dit “on part demain en Ecosse” je dirais de suite oui, alors qu’avant je me serais dit “hum si je prends l’eurostar, puis un train Ok ?”.

Ce stage change vraiment la vie, surtout quand on adore voyager, on ne se sent plus limité à quelques destinations ce qui était ultra frustrant. De même pour le travail, je me suis vue contrainte de ne pas postuler à certains postes car ils comprenaient des voyages en avion dans des pays assez lointains. Maintenant, et avec le temps, je sais que cela ne sera plus un souci ! De même pour la vie quotidienne, je vous en avais parlé dans un des derniers articles, le fait de faire pleins de changements en restant longtemps sous terre dans le métro (encore plus le métro Londonien), me faisais avoir des instants de panique très rapides. Hors, maintenant j’arrive même à sortir à Châtelet Les Halles ! Ce qui peut paraitre anodin pour beaucoup de monde, mais il y a encore quelques temps je m’arrêtais une station avant ou après et je m’y rendais à pied, car l’idée de devoir sortir du métro et être dans ce labyrinthe de couloirs pendant plusieurs minutes était ultra angoissant !

Donc pour tous les phobiques de l’avion, je vous conseille vraiment d’aller faire ce stage, regardez vos mutuelles car ils en remboursent des parties, le mien m’était revenu à quasiment rien ! Ou sinon le livre reprend les informations que l’on a en stage, cependant l’intervention des pilotes et psy spécialisés dans cette peur sont un vrai plus non négligeable, tout comme le passage en simulateur.

Je suis déjà entrain de lorgner sur de nouvelles destinations, en attendant je vous mets ici le lien vers mon city guide de la Sardaigne que j’ai ainsi pu découvrir !

Quelles destinations rêvez-vous de faire  ?

Bécots ! Pauline xxx



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