Review – Sale temps à l’Hotel El Royale

 

 

De la musique sixties, une esthétique tableau-cluedo, un casting 5 étoiles, du sang, des morts, un braquage, une frontière… Bienvenue à l’hôtel El Royale !

Je vous en parlais ici et sur Instagram depuis la parution de son trailer, le dernier film du réalisateur de La Cabane Dans Les Bois est enfin sorti en salle. Et le film m’a totalement conquise. Le trailer m’avait énormément donné envie de découvrir le film, une esthétique et une atmosphère envoutante s’en dégageaient entre polar et thriller, au son de chansons des années 60’s avec un montage très dynamique.

Une partie de Cluedo entre le Nevada et la Californie

Le scénario est très bien ficelé à mon sens, on nous créer des noeuds au cerveau en nous déroutant de la vérité. Rien n’est prévisible et cela nous maintient en réflexion. Les apparences sont ici trompeuses d’un côté de la frontière comme de l’autre. Une frontière qui est très présente, que ce soit physiquement ou métaphoriquement, c’est un thème visuel et narratif qui maintient la trame du film sur tout son long. Nous entrons peu à peu dans un polar / thriller en huis-clos dans cet hôtel, qui est un personnage à lui-même, tant il est caractérisé et fait évoluer toute l’histoire autour de lui. Nous sommes inclus dans cette histoire où nous nous situons comme quelqu’un de caché derrière les miroirs, nous découvrons peu à peu la vraie nature des personnages, ce qu’ils font, leurs actes, et nous sommes inclus dans une sorte de mise en scène de jeu du Cluedo. Nous passons d’un personnage à un autre sous forme de “chapitrage”, où chacun est lié à son numéro de chambre, parfois bien choisi ou non, et nous voyons comment chacun évolue lors de cette soirée. Cette mise en scène à plusieurs points de vue est très bien choisie, et maitrisée, et donne ce côté de “jeu”, en laissant planer plus de mystères. Un mystère qui se cache dans les personnages, leurs motivations et objectifs, mais aussi dans le cadre, où l’on nous éclipse certains détails pour nous surprendre. La mise en scène marche beaucoup sur les ruptures de rythme pour provoquer de la surprise, plus d’une fois la salle a sursauté ou poussé des petits cris de surprise. En effet, le film s’ouvre sur une séquence où nous sommes directement en immersion en tant que voyeur de l’autre côté du miroir, en train de regarder un homme cacher méticuleusement quelque chose dans le sol de sa chambre d’hôtel, le tout filmé en plan séquence, sans musique, juste du son diégétique. Nous avons un rythme lent qui s’installe, et qui vient à être rompu avec des cuts effet jump cut, avant d’être rompu pour de bon au niveau du son avec un coup de feu, ce qui donne le ton du film. Le film est assez violent, ne vous attendez pas à un petit séjour tranquille à l’Hotel El Royale, nan, il réserve plutôt des coups de fusil, de couteau, du sang, des crânes, ventres explosés…

 

 

 

 

L’esthétisme du film, que ce soit l’image, le décor, les costumes, est travaillé dans le détail et donne une harmonie à son ensemble, et créer une atmosphère particulière qui nous embarque très rapidement. Cette atmosphère prenante fait, d’une part, que nous ne nous ennuyions pas, malgré le rythme lent, parfois très lent, et elle nous fait accepter les directions quelques peu sorties de nulle part que prend le scénario, notamment avec le personnage de Billy Lee, et cette fin de film.

Le casting est très réussi, on a une justesse de jeu qui ne fait qu’enrichir le scénario et ses personnages. Le groupe ensemble fonctionne très bien, chacun à son importance dans l’histoire et vient apporter du relief. Chacun a ses mystères, et son “soi caché”, soit dans la profession, l’histoire, le physique… Un personnage poussé à l’extrême est celui de Billy Lee, où nous sommes sur une allégorie des hommes, avec une adoration envers lui qui le place comme un “dieu”, jusqu’à le voir marcher dans les champs avec ses “disciples” partant à la création d’un nouveau monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le personnage de Darlene Sweet est directement lié à un thème majeur du film qui est la musique. Etant une grande fan de la musique soul des années 60/70, ce film m’a conquise sur le choix des musiques ! Vous avez ici toute une palette de musiques vous donnant envie de taper du pied et pousser la chansonnette. La séquence d’enregistrement est d’ailleurs une des séquences que j’ai adorées.

C’est donc très satisfaite que je suis sortie de la salle. Je conseille vraiment de voir ce film tant pour son scénario qui nous mène en bateau, que son esthétisme, sa mise en scène…. Et en “cherry on the cake” : Chris Hemsworth se déhanchant topless à quasi chaque apparition, plutôt plaisant à regarder….

 

 

Et vous, vous êtes plus Californie ou Nevada ?

Bécots ! Pauline xxx

 



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